Quelles sont les maladies fréquentes chez les chiens et chats ?

# Quelles sont les maladies fréquentes chez les chiens et chats ?

Les animaux de compagnie occupent une place centrale dans nos foyers, et leur santé représente une préoccupation majeure pour tout propriétaire responsable. Les chiens et les chats, bien qu’étant des compagnons robustes, peuvent développer diverses pathologies tout au long de leur vie. Certaines affections se manifestent de manière aiguë, nécessitant une intervention vétérinaire immédiate, tandis que d’autres évoluent de façon chronique, demandant une gestion à long terme. Comprendre les maladies les plus courantes permet non seulement de reconnaître rapidement les symptômes préoccupants, mais aussi d’adopter des mesures préventives efficaces. La médecine vétérinaire a considérablement progressé ces dernières décennies, offrant des outils diagnostiques précis et des traitements adaptés pour améliorer la qualité de vie de nos compagnons à quatre pattes.

Pathologies dermatologiques : pyodermite, dermatite atopique et gale sarcoptique

Les affections cutanées représentent l’un des motifs de consultation vétérinaire les plus fréquents, touchant aussi bien les chiens que les chats. La peau, organe le plus étendu du corps, constitue une barrière protectrice essentielle contre les agressions extérieures. Lorsque cette barrière est compromise, diverses pathologies dermatologiques peuvent se développer, provoquant inconfort et souffrance chez l’animal. Les causes sont multiples : infections bactériennes, réactions allergiques, parasites ou déséquilibres du système immunitaire. Une prise en charge appropriée nécessite généralement un examen clinique approfondi et parfois des examens complémentaires pour identifier précisément l’origine du problème cutané.

Pyodermite bactérienne superficielle et profonde chez le chien

La pyodermite désigne une infection bactérienne de la peau, principalement causée par la bactérie Staphylococcus pseudintermedius chez le chien. Cette affection se manifeste sous deux formes distinctes : superficielle, affectant l’épiderme et les follicules pileux, ou profonde, atteignant le derme et parfois l’hypoderme. Les symptômes incluent des pustules, des croûtes, une alopécie localisée et des démangeaisons d’intensité variable. Chez certaines races prédisposées comme le Bouledogue français ou le Shar-Pei, les pyodermites récidivantes peuvent révéler une cause sous-jacente telle qu’une allergie ou un trouble endocrinien. Le traitement repose sur une antibiothérapie adaptée, généralement pendant trois à six semaines, associée à des soins topiques avec des shampooings antiseptiques. La résistance bactérienne constitue une préoccupation croissante, rendant indispensable le respect strict de la durée de traitement prescrite.

Dermatite atopique canine et féline : mécanismes immunologiques

La dermatite atopique représente une maladie inflammatoire chronique de la peau, d’origine génétique et immunologique. Elle résulte d’une réaction excessive du système immunitaire face à des allergènes environnementaux tels que les acariens de poussière, les pollens ou les moisissures. Chez le chien, cette pathologie se manifeste généralement entre six mois et trois ans, tandis que chez le chat, elle reste moins fréquente mais tout aussi invalidante. Les symptômes caractéristiques incluent un prurit intense, particulièrement au niveau des pattes, du visage, des oreilles et des plis cutanés. Les animaux atopiques développent souvent des otites récurr

urrents, ainsi que des lésions de léchage ou de grattage importantes pouvant mener à des surinfections bactériennes.

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, l’interrogatoire du propriétaire (saisonnalité des démangeaisons, environnement, alimentation) et l’exclusion d’autres causes de prurit comme les puces ou la gale. Des tests allergologiques sériques ou intradermiques peuvent être proposés pour identifier les allergènes impliqués et orienter une immunothérapie. Le traitement de la dermatite atopique canine et féline associe une gestion rigoureuse des parasites, des soins de peau réguliers, des traitements anti-inflammatoires (corticoïdes, ciclosporine, oclacitinib, anticorps monoclonaux) et, dans certains cas, un régime hypoallergénique. Une approche à long terme est indispensable, car il s’agit d’une maladie chronique qui, bien contrôlée, permet néanmoins une bonne qualité de vie.

Gale sarcoptique et démodécie : diagnostic par raclage cutané

La gale sarcoptique et la démodécie sont deux parasitoses cutanées fréquentes chez le chien, plus rarement chez le chat, provoquant des démangeaisons et des lésions cutanées parfois spectaculaires. La gale sarcoptique est causée par l’acarien Sarcoptes scabiei var. canis, très contagieux et potentiellement transmissible à l’humain, provoquant une dermatite prurigineuse intense. Les animaux atteints présentent des croûtes épaisses, une dépilation et un prurit marqué au niveau des oreilles, des coudes, du thorax et de l’abdomen. À l’inverse, la démodécie, due à Demodex canis, n’est pas contagieuse et résulte plutôt d’un déficit immunitaire local ou général, se traduisant par des zones de dépilation, des comédons et, parfois, des infections bactériennes secondaires.

Le diagnostic de ces deux affections repose sur le raclage cutané, un geste simple consistant à gratter la peau en profondeur à l’aide d’une lame émoussée, puis à observer le prélèvement au microscope. Dans la gale sarcoptique, la visualisation des acariens peut être difficile, et le vétérinaire s’appuie souvent sur la réponse au traitement et le contexte clinique. La démodécie, en revanche, se diagnostique plus aisément par la présence de nombreux demodex dans les follicules pileux. Le traitement de la gale sarcoptique repose sur des antiparasitaires systémiques (isoxazolines, sélamectine, moxidectine) et une gestion rigoureuse de l’environnement. La démodécie nécessite un traitement plus long, associant antiparasitaires adaptés, traitement des infections secondaires et, si possible, correction des causes sous-jacentes (stress, maladie endocrinienne, immunodépression).

Malassezia pachydermatis : dermite à levures chez les carnivores domestiques

Malassezia pachydermatis est une levure naturellement présente sur la peau des chiens et des chats, mais qui peut devenir pathogène lorsque l’équilibre cutané est rompu. Cette dermite à levures se manifeste par des rougeurs, un épaississement de la peau (aspect « elephant skin »), un prurit souvent intense et une odeur rancie caractéristique. Les plis cutanés, les conduits auditifs, les espaces interdigités et la région ventrale sont particulièrement touchés. Souvent, la prolifération de Malassezia est secondaire à une autre affection comme une dermatite atopique, une allergie alimentaire ou une endocrinopathie, ce qui explique les récidives si la cause primaire n’est pas identifiée.

Le diagnostic repose sur un simple examen cytologique après un frottis cutané, un scotch-test ou un écouvillonnage auriculaire, permettant de visualiser les levures en forme de « cacahuète » au microscope. Le traitement associe des antifongiques topiques (shampooings, lotions, gouttes auriculaires) et, dans les formes sévères ou étendues, des antifongiques systémiques. Pour limiter les rechutes, il est crucial de traiter la maladie sous-jacente et de mettre en place des mesures d’hygiène cutanée régulières. Vous remarquez que votre chien a la peau grasse et dégage une forte odeur malgré les bains ? Une consultation vétérinaire s’impose pour vérifier s’il ne s’agit pas d’une dermite à Malassezia.

Maladies infectieuses virales et bactériennes des carnivores domestiques

Les maladies infectieuses constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les chiens et les chats, en particulier chez les jeunes animaux ou ceux dont le statut vaccinal est incomplet. Les agents en cause sont principalement des virus et des bactéries, parfois associés à des co-infections qui aggravent le tableau clinique. Grâce aux programmes de vaccination, la fréquence de certaines maladies comme la parvovirose canine ou le typhus félin a nettement diminué, mais des cas sévères continuent d’être observés chaque année. Comprendre les modes de transmission, les signes cliniques et les stratégies de prévention est essentiel pour protéger votre compagnon et limiter la propagation de ces agents pathogènes.

Parvovirose canine : gastro-entérite hémorragique et déshydratation sévère

La parvovirose canine est une maladie virale hautement contagieuse, provoquée par le canine parvovirus type 2 (CPV-2). Elle touche principalement les chiots non vaccinés entre 6 semaines et 6 mois, mais peut aussi affecter des chiens adultes insuffisamment protégés. Le virus détruit les cellules à renouvellement rapide de l’intestin grêle, entraînant une gastro-entérite hémorragique sévère, des vomissements répétés, une diarrhée profuse souvent sanguinolente, une forte déshydratation et un abattement marqué. Sans prise en charge intensive, la parvovirose peut être mortelle en quelques jours.

Le diagnostic repose sur les signes cliniques associés à des tests rapides de détection virale sur les selles, complétés si besoin par des analyses sanguines montrant souvent une leucopénie. Le traitement est essentiellement symptomatique et de support : perfusions intraveineuses, antiémétiques, antibiotiques à large spectre pour prévenir les surinfections bactériennes, analgésiques et isolement strict. La prévention repose sur la vaccination, qui reste le moyen le plus efficace de protéger les chiens contre cette affection. Un protocole de primovaccination dès l’âge de 8 semaines, suivi de rappels réguliers, est indispensable, surtout pour les chiots vivant en collectivité ou fréquentant des lieux très fréquentés comme les parcs canins ou les clubs d’éducation.

Typhus félin causé par le parvovirus FPV

Le typhus félin, également appelé panleucopénie féline, est dû au feline panleukopenia virus (FPV), un parvovirus très résistant dans l’environnement. Comme chez le chien, ce virus attaque préférentiellement les cellules à division rapide, notamment au niveau intestinal et médullaire, entraînant une gastro-entérite sévère associée à une chute importante des globules blancs. Les chats atteints présentent une forte fièvre, une apathie, des vomissements, une diarrhée parfois hémorragique et une déshydratation rapide. Les chatons non vaccinés sont particulièrement vulnérables, avec un risque de mortalité élevé.

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, les analyses sanguines (panleucopénie caractéristique) et parfois des tests rapides de détection du parvovirus dans les selles. Le traitement, similaire à celui de la parvovirose canine, est intensif et hospitalier, incluant perfusions, antibiothérapie, antiémétiques et soins de nursing rigoureux. La vaccination de base contre le typhus félin est fortement recommandée, y compris pour les chats vivant exclusivement en intérieur, car le virus peut être véhiculé sur les chaussures ou les vêtements. Un protocole de primovaccination à partir de 8-9 semaines, suivi de rappels, permet de réduire drastiquement le risque de typhus félin dans la population féline domestique.

Coryza du chat : herpèsvirus FHV-1 et calicivirus FCV

Le « coryza du chat » n’est pas une seule maladie, mais un ensemble de syndromes respiratoires supérieurs causés principalement par deux virus : l’herpèsvirus félin de type 1 (FHV-1) et le calicivirus félin (FCV). Ces agents se transmettent facilement par les sécrétions nasales, oculaires et la salive, en particulier dans les collectivités (refuges, élevages, pensions). Les symptômes typiques incluent éternuements, jetage nasal, conjonctivite, ulcères buccaux, fièvre et abattement. Chez certains chats, l’infection devient chronique, avec des épisodes récidivants déclenchés par le stress ou une baisse de l’immunité.

Le diagnostic est généralement clinique, mais des tests PCR peuvent être réalisés pour identifier les virus en cause, notamment dans les formes chroniques ou sévères. Le traitement repose sur un soutien général (hydratation, alimentation assistée si besoin), des antibiotiques pour prévenir ou traiter les surinfections bactériennes et, pour l’herpèsvirus, parfois des antiviraux spécifiques. La vaccination ne prévient pas toujours complètement l’infection, mais elle réduit fortement la gravité des symptômes et la durée de l’excrétion virale. Pour un chaton qui éternue, a les yeux qui coulent et refuse de manger, il est crucial de consulter rapidement : un coryza non traité peut entraîner des séquelles oculaires ou respiratoires définitives.

Toux de chenil : bordetella bronchiseptica et parainfluenza canin

La toux de chenil, ou trachéobronchite infectieuse canine, est une affection respiratoire très contagieuse touchant les chiens vivant en collectivité ou fréquentant des lieux à forte densité canine. Elle résulte souvent d’une co-infection entre la bactérie Bordetella bronchiseptica et différents virus respiratoires, dont le parainfluenza canin. Les chiens atteints présentent une toux sèche, quinteuse, parfois accompagnée de bâillements ou de vomissements de mousse, mais gardent en général un bon état général. Dans certains cas, en particulier chez les chiots ou les animaux fragiles, la maladie peut évoluer vers une bronchopneumonie plus grave.

Le diagnostic est souvent clinique, basé sur l’anamnèse (séjour en pension, participation à des cours collectifs) et les symptômes typiques. Un examen complémentaire, comme une radiographie thoracique ou un prélèvement trachéal, peut être nécessaire en cas de doute ou de forme sévère. Le traitement repose sur des antitussifs, des antibiotiques lorsqu’une infection bactérienne est suspectée, et du repos. La prévention passe par des mesures sanitaires (bonne aération des locaux, limitation des contacts en cas d’épidémie) et par la vaccination spécifique, en particulier pour les chiens régulièrement gardés en chenil ou participant à des expositions.

Leucose féline FeLV et immunodéficience féline FIV

La leucose féline (FeLV) et le virus de l’immunodéficience féline (FIV) sont deux rétrovirus responsables de maladies chroniques graves chez le chat. Le FeLV se transmet principalement par la salive, le léchage, le partage de gamelles ou de litières, tandis que le FIV est surtout transmis par morsure lors de bagarres. Ces virus affaiblissent progressivement le système immunitaire, rendant les chats plus sensibles aux infections opportunistes, aux maladies bucco-dentaires chroniques, aux anémies et à certains cancers (lymphomes notamment). Les symptômes sont variés : amaigrissement, fièvre intermittente, ganglions augmentés, troubles respiratoires ou digestifs.

Le diagnostic repose sur des tests sanguins rapides détectant les anticorps (FIV) ou les antigènes (FeLV), à réaliser de préférence à partir de 6 mois d’âge pour éviter les interférences avec les anticorps maternels. Il n’existe pas de traitement curatif, mais une prise en charge adaptée (antibiotiques, soins dentaires, alimentation de haute qualité, gestion du stress) permet à de nombreux chats de vivre plusieurs années avec une bonne qualité de vie. Une vaccination contre la leucose féline est disponible et recommandée pour les chats ayant accès à l’extérieur ou vivant en collectivité. Limiter les bagarres, stériliser les chats et tester les nouveaux arrivants sont des mesures essentielles pour réduire la circulation de ces virus au sein d’un foyer multi-chats.

Affections digestives : vomissements, diarrhées et syndrome inflammatoire intestinal

Les troubles digestifs figurent parmi les plaintes les plus fréquentes rapportées par les propriétaires de chiens et de chats : vomissements, diarrhées, pertes d’appétit ou douleurs abdominales. Si un épisode isolé peut parfois être bénin, des signes répétés ou persistants doivent toujours alerter. Les causes sont multiples : erreurs alimentaires, infections, parasites, maladies inflammatoires chroniques ou encore anomalies pancréatiques. Comprendre l’origine du problème est crucial, car le même symptôme – par exemple une diarrhée chronique – peut cacher une pathologie très différente selon l’animal.

Gastrite aiguë et chronique : causes alimentaires et parasitaires

La gastrite correspond à une inflammation de la muqueuse de l’estomac. Sous sa forme aiguë, elle est souvent liée à une ingestion inappropriée : restes de table gras, aliments avariés, corps étrangers, plantes toxiques ou médicaments irritants. Les animaux présentent alors des vomissements soudains, parfois accompagnés d’hypersalivation, d’abattement léger et d’une diminution transitoire de l’appétit. Dans la majorité des cas, une gestion diététique (jeûne bref, alimentation hyperdigestible) et un traitement symptomatique permettent une résolution rapide, à condition que l’animal reste en bon état général et ne présente pas de signes de déshydratation.

La gastrite chronique, en revanche, persiste au-delà de plusieurs semaines et peut être liée à des allergies alimentaires, des infections à Helicobacter, une parasitose ou encore une maladie systémique (insuffisance rénale, atteinte hépatique). Les chiens et chats concernés présentent des vomissements récurrents, parfois à distance des repas, un amaigrissement et une baisse d’appétit. Le diagnostic repose sur des examens complémentaires : analyses sanguines, échographie abdominale, coproscopies et parfois endoscopie avec biopsies gastriques. Le traitement dépend de la cause identifiée et peut inclure un changement d’alimentation (régime hypoallergénique ou hydrolysé), des antiparasitaires spécifiques, des antibiotiques ou des protecteurs gastriques.

MICI : maladie inflammatoire chronique de l’intestin chez le chien et le chat

Les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) regroupent un ensemble d’affections caractérisées par une infiltration inflammatoire persistante de la paroi intestinale. Elles se traduisent par des diarrhées chroniques, parfois intermittentes, des vomissements, une perte de poids et parfois des borborygmes ou des douleurs abdominales. Les mécanismes impliqués sont complexes et font intervenir une réponse immunitaire inappropriée vis-à-vis des antigènes alimentaires ou de la flore intestinale, un peu à l’image de la maladie de Crohn chez l’humain.

Le diagnostic de MICI est un diagnostic d’exclusion : il nécessite d’éliminer au préalable les causes infectieuses ou parasitaires (Giardia, coccidies, vers ronds), les insuffisances pancréatiques ou les tumeurs intestinales. Des analyses de sang, des examens des selles, une échographie et, idéalement, des biopsies intestinales obtenues par endoscopie ou laparotomie permettent de confirmer l’inflammation chronique. Le traitement associe souvent un régime d’éviction ou hypoallergénique, des médicaments anti-inflammatoires (corticoïdes principalement) et parfois des immunosuppresseurs dans les formes sévères. Une fois l’équilibre trouvé, de nombreux animaux peuvent être stabilisés à long terme, même si la maladie reste généralement chronique.

Pancréatite aiguë : dosage de la lipase pancréatique spécifique cPLI et fPLI

La pancréatite aiguë correspond à une inflammation brutale du pancréas exocrine, organe clé de la digestion. Elle est relativement fréquente chez le chien, notamment chez les animaux en surpoids ou ayant ingéré un repas très gras, et plus discrète mais bien présente chez le chat. Les symptômes sont variables : vomissements, diarrhée, douleurs abdominales (posture de prière chez le chien), abattement, fièvre et, dans les cas graves, choc et troubles de la coagulation. Chez le chat, la pancréatite peut se manifester par des signes plus frustes comme une simple baisse d’appétit ou une léthargie, ce qui complique le diagnostic précoce.

Le dosage de la lipase pancréatique spécifique, cPLI chez le chien et fPLI chez le chat, a révolutionné le diagnostic de la pancréatite en pratique vétérinaire. Ces tests sanguins permettent de détecter une élévation caractéristique de l’enzyme, plus fiable que les dosages de lipase classiques. L’échographie abdominale vient compléter l’exploration en visualisant un pancréas augmenté de taille et hyperechogène. Le traitement repose avant tout sur le soutien intensif : perfusions, analgésiques, antiémétiques, nutrition précoce adaptée et, si nécessaire, antibiotiques. La prévention passe par une alimentation équilibrée, la gestion du poids et l’évitement des excès de graisses, en particulier chez les animaux à risque.

Parasitoses digestives : giardia, coccidies et vers ronds

Les parasitoses digestives sont une cause fréquente de diarrhées aiguës ou chroniques chez le chien et le chat, en particulier chez les jeunes animaux, les individus vivant en collectivité ou ceux qui sortent beaucoup à l’extérieur. Parmi les protozoaires, Giardia duodenalis et les coccidies (comme Cystoisospora) sont souvent impliqués, provoquant des selles molles, parfois glaireuses ou malodorantes, et un amaigrissement progressif. Les vers ronds (ascaris), vers plats (ténias) et autres nématodes peuvent également causer des troubles digestifs, des ballonnements ou des retards de croissance, tout en présentant un risque zoonotique pour l’humain.

Le diagnostic repose sur des examens de selles spécifiques : flottation, tests antigéniques pour Giardia ou PCR dans les cas complexes. Un seul examen peut parfois être insuffisant, et il est souvent conseillé de réaliser plusieurs prélèvements espacés de quelques jours. Le traitement associe des antiparasitaires adaptés (fenbendazole, métronidazole, toltrazuril, etc.) et une gestion de l’environnement : nettoyage rigoureux, ramassage des selles, lavage des gamelles et désinfection des surfaces. Une vermifugation régulière, selon les recommandations vétérinaires, et une bonne hygiène restent les piliers de la prévention de ces parasitoses digestives.

Pathologies articulaires et musculo-squelettiques dégénératives

Avec l’allongement de l’espérance de vie des animaux de compagnie, les affections articulaires et musculo-squelettiques dégénératives sont de plus en plus fréquentes. Arthrose, dysplasie, ruptures ligamentaires ou hernies discales peuvent fortement impacter la mobilité et le confort de vie des chiens et des chats. Souvent, les premiers signes sont discrets : une réticence à sauter, une démarche raide au lever, un jeu moins intense. Être attentif à ces changements permet une prise en charge précoce, qui ralentira l’évolution des lésions et limitera la douleur.

Arthrose coxo-fémorale et dysplasie de la hanche chez les grandes races

La dysplasie de la hanche est une anomalie de développement de l’articulation coxo-fémorale, particulièrement fréquente chez les grandes races de chiens (Berger allemand, Labrador, Golden Retriever, Rottweiler, etc.). Elle se caractérise par un mauvais emboîtement de la tête fémorale dans l’acétabulum, entraînant une instabilité articulaire, une usure précoce du cartilage et, à terme, une arthrose douloureuse. Les chiens atteints peuvent présenter une démarche chaloupée, une difficulté à se lever, une intolérance à l’effort ou une boiterie intermittente.

Le diagnostic repose sur un examen orthopédique et des radiographies des hanches, parfois complétées par des méthodes de dépistage standardisées chez les reproducteurs. Le traitement dépend de la sévérité et de l’âge de l’animal : gestion du poids, anti-inflammatoires, chondroprotecteurs, physiothérapie, mais aussi chirurgie (ostéotomie, prothèse de hanche) dans les cas sévères. Une croissance contrôlée, une alimentation adaptée aux chiots de grande race et une activité physique modérée durant les premiers mois de vie sont essentielles pour limiter le risque de dysplasie et donc d’arthrose coxo-fémorale ultérieure.

Luxation de la rotule : grade I à IV chez les petits chiens

La luxation de la rotule, ou luxation patellaire, est une affection fréquente chez les chiens de petite taille (Yorkshire Terrier, Chihuahua, Spitz, etc.), caractérisée par un déplacement anormal de la rotule en dedans (médiale) ou plus rarement en dehors (latérale) de la trochlée fémorale. Le système de gradation de I à IV permet d’évaluer la gravité : du simple déplacement occasionnel (grade I) à la luxation permanente avec déformation osseuse (grade IV). Cliniquement, on observe souvent une boiterie intermittente, avec quelques foulées sautées lorsque la rotule se luxe puis se remet en place spontanément.

Le diagnostic est posé à l’examen clinique, complété par des radiographies pour apprécier les déformations osseuses associées. Les luxations légères (grade I) peuvent parfois être gérées médicalement par une surveillance, le contrôle du poids et, éventuellement, la physiothérapie. Les grades II à IV, en particulier si la boiterie est marquée, bénéficient généralement d’une correction chirurgicale visant à recentrer la rotule et stabiliser l’articulation (profondeur de la trochlée, transposition de la crête tibiale, etc.). Une prise en charge précoce permet de limiter le développement d’arthrose secondaire et d’améliorer la qualité de vie de l’animal.

Rupture du ligament croisé crânial et traitement chirurgical TPLO

La rupture du ligament croisé crânial du genou est l’une des causes les plus fréquentes de boiterie postérieure chez le chien, beaucoup plus rare chez le chat. Elle peut survenir suite à un traumatisme brutal (saut, torsion) ou à une dégénérescence progressive du ligament, favorisée par le surpoids et certaines conformations anatomiques. Cliniquement, on observe une boiterie soudaine, une douleur au niveau du genou et parfois un gonflement de l’articulation. Sans traitement, l’instabilité articulaire entraîne rapidement une arthrose sévère.

Le diagnostic repose sur l’examen orthopédique (test du tiroir crânial, test de compression tibiale) et des radiographies. Chez les chiens de moyenne à grande taille, le traitement de référence est chirurgical. La TPLO (ostéotomie de nivellement du plateau tibial) est l’une des techniques les plus répandues : elle consiste à modifier l’angle du plateau tibial afin de stabiliser l’articulation sans dépendre du ligament croisé. D’autres techniques existent (TTA, sutures extracapsulaires), choisies selon la taille, l’âge et l’activité du chien. La rééducation post-opératoire, incluant physiothérapie et gestion stricte de l’activité, est déterminante pour un bon rétablissement.

Spondylose déformante et hernie discale intervertébrale

La spondylose déformante est une affection dégénérative de la colonne vertébrale caractérisée par la formation de ponts osseux entre les corps vertébraux. Elle survient principalement chez les chiens âgés et certaines races prédisposées (Boxer, Bouledogue). Bien que souvent asymptomatique, elle peut parfois provoquer des douleurs dorsales, une raideur de la colonne et, plus rarement, une compression nerveuse. À l’image du « tartre » sur les dents, ces excroissances osseuses résultent d’un vieillissement articulaire progressif.

La hernie discale intervertébrale, quant à elle, correspond à la sortie anormale du disque intervertébral de son emplacement, venant comprimer la moelle épinière. Elle est fréquente chez les races chondrodystrophiques (Teckel, Bouledogue, Shih Tzu), mais peut toucher tout chien ou chat. Les signes vont de la simple douleur dorsale à la paralysie des membres, selon la localisation et la sévérité de la compression. Le diagnostic de ces affections repose sur les examens d’imagerie : radiographie, myélographie, scanner ou IRM. Le traitement varie d’une gestion médicale (anti-inflammatoires, repos strict, physiothérapie) à une chirurgie de décompression dans les cas de hernie discale sévère. Une prise en charge rapide, notamment en cas de perte de mobilité, est cruciale pour optimiser le pronostic neurologique.

Maladies métaboliques et endocriniennes chroniques

Les maladies métaboliques et endocriniennes chroniques, comme le diabète ou les troubles thyroïdiens, sont de plus en plus diagnostiquées chez les chiens et les chats, en partie grâce aux progrès des outils de dépistage. Elles se caractérisent par un déséquilibre hormonal durable qui perturbe de nombreuses fonctions de l’organisme : régulation de la glycémie, métabolisme énergétique, fonction rénale ou cardiovasculaire. Ces affections nécessitent souvent un suivi à vie, avec des traitements quotidiens et des contrôles réguliers, mais une prise en charge adaptée permet à de nombreux animaux de mener une vie quasi normale.

Diabète sucré de type I chez le chien et de type II chez le chat

Le diabète sucré est une maladie caractérisée par une hyperglycémie persistante due à un déficit en insuline ou à une résistance à son action. Chez le chien, il s’agit le plus souvent d’un diabète de type I, lié à une destruction des cellules bêta pancréatiques, nécessitant une insulinothérapie à vie. Chez le chat, on observe plus fréquemment un diabète de type II, associé à une obésité et à une résistance à l’insuline, parfois réversible si la prise en charge est précoce. Les symptômes classiques sont une soif excessive, des mictions abondantes, une augmentation de l’appétit et une perte de poids progressive.

Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’une hyperglycémie et d’une glycosurie, complétée éventuellement par un dosage de la fructosamine pour évaluer la glycémie moyenne sur plusieurs jours. Le traitement associe insulinothérapie (injections quotidiennes), gestion stricte de l’alimentation (régimes riches en protéines et pauvres en glucides pour le chat, diètes adaptées pour le chien) et contrôle du poids. Chez le chat diabétique, un contrôle rigoureux de la glycémie peut parfois conduire à une rémission, permettant de réduire voire d’arrêter l’insuline. Un suivi vétérinaire rapproché, notamment au début, est indispensable pour ajuster les doses et prévenir les hypoglycémies.

Hypothyroïdie canine : déficit en hormones thyroïdiennes T3 et T4

L’hypothyroïdie canine est une affection endocrinienne fréquente chez les chiens d’âge moyen à avancé, caractérisée par une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4). Ces hormones régulent le métabolisme de base, la thermorégulation et de nombreuses fonctions physiologiques. Les chiens hypothyroïdiens présentent souvent une prise de poids sans augmentation de l’appétit, une léthargie, une intolérance au froid, ainsi que des troubles dermatologiques (poil terne, alopécie symétrique, pyodermites récidivantes). Certains peuvent aussi présenter des troubles neurologiques subtils ou des modifications du comportement.

Le diagnostic nécessite un bilan hormonal complet : dosage de la thyroxine totale (T4), de la TSH canine, voire de la T4 libre pour affiner les cas douteux. Il est important d’interpréter ces résultats à la lumière de l’état clinique, car certaines maladies non thyroïdiennes peuvent abaisser la T4 (« syndrome de l’euthyroïdien malade »). Le traitement repose sur l’administration quotidienne de lévothyroxine, une hormone de synthèse, avec un ajustement progressif de la dose en fonction des contrôles sanguins et de l’évolution clinique. La plupart des chiens répondent très bien, retrouvant énergie et qualité de poil en quelques semaines.

Hyperthyroïdie féline et adénome thyroïdien chez le chat âgé

À l’inverse du chien, le chat est plus fréquemment concerné par l’hyperthyroïdie, due dans la majorité des cas à un adénome bénin de la glande thyroïde. Cette affection touche surtout les chats âgés de plus de 10 ans et se manifeste par une perte de poids malgré un appétit augmenté, une hyperactivité, une tachycardie, une augmentation de la consommation d’eau et des urines, voire des vomissements et une diarrhée. Certains propriétaires décrivent leur chat comme « redevenu chaton », mais cet excès d’énergie masque en réalité un dérèglement hormonal important qui fatigue le cœur, les reins et l’ensemble de l’organisme.

Le diagnostic repose sur le dosage de la thyroxine totale (T4), souvent élevée, complétée au besoin par des examens cardiaques ou rénaux. Plusieurs options thérapeutiques existent : traitement médicamenteux par antithyroïdiens, régime alimentaire iodé restreint, chirurgie d’exérèse de la glande ou radiothérapie à l’iode 131 (en centres spécialisés). Le choix dépend de l’âge du chat, de son état général, de la présence d’autres maladies et des possibilités du propriétaire. Quelle que soit la méthode, un suivi régulier est indispensable pour ajuster le traitement et dépister précocement d’éventuelles complications rénales.

Syndrome de cushing : hypercorticisme spontané et iatrogène

Le syndrome de Cushing, ou hypercorticisme, est une maladie caractérisée par une production excessive de cortisol, l’hormone du stress. Chez le chien, il est le plus souvent d’origine hypophysaire (adénome sécrétant de l’ACTH), plus rarement d’origine surrénalienne (tumeur corticosurrénalienne). Il peut également être iatrogène, consécutif à une administration prolongée de corticoïdes. Les signes cliniques typiques sont une polyphagie, une polydipsie, une polyurie, un ventre ballonné, une fonte musculaire, une alopécie bilatérale symétrique et des infections cutanées ou urinaires récidivantes.

Le diagnostic est complexe et repose sur des tests hormonaux spécifiques (test de freinage à la dexaméthasone, dosage de cortisol urinaire, test de stimulation à l’ACTH), associés à une imagerie des surrénales ou de l’hypophyse. Le traitement médical fait appel à des molécules comme le trilostane, qui inhibe la synthèse du cortisol, ou le mitotane dans certains cas. Une surveillance étroite est nécessaire pour ajuster les doses et éviter les effets secondaires. La gestion du syndrome de Cushing est souvent à long terme, mais une stabilisation des symptômes permet une nette amélioration du confort de vie de l’animal.

Affections urinaires et néphrologiques félines et canines

Les reins et les voies urinaires jouent un rôle essentiel dans l’élimination des déchets, la régulation de l’équilibre hydrique et électrolytique, ainsi que la pression artérielle. Les affections urinaires et néphrologiques sont fréquentes chez les chiens et les chats, allant de la simple cystite à l’insuffisance rénale chronique. Certaines situations représentent de véritables urgences, comme l’obstruction urinaire chez le chat mâle. D’autres évoluent silencieusement pendant des mois avant de se manifester, d’où l’importance des bilans de santé réguliers, notamment chez les animaux âgés.

Insuffisance rénale chronique IRC : stades IRIS I à IV

L’insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie progressive et irréversible fréquente chez les chats seniors, mais également rencontrée chez le chien. Elle se caractérise par une destruction lente et continue des néphrons, les unités fonctionnelles du rein, entraînant une incapacité progressive à filtrer correctement le sang. Les premiers signes sont souvent discrets : augmentation de la consommation d’eau, urines plus abondantes, perte de poids, baisse d’appétit, vomissements occasionnels. Pour standardiser la prise en charge, l’International Renal Interest Society (IRIS) a défini quatre stades, de I à IV, en fonction de la créatinine, puis du SDMA et d’autres paramètres.

Le diagnostic repose sur des analyses sanguines (urée, créatinine, SDMA, électrolytes), une analyse d’urine (densité, protéinurie) et une échographie rénale. Le traitement vise à ralentir la progression de la maladie et à limiter les complications : alimentation rénale spécifique, contrôle de la pression artérielle, prise en charge de la protéinurie, correction des déséquilibres phosphocalciques et supplémentation en fluides si nécessaire. Une détection précoce, parfois lors d’un simple bilan annuel, permet de mettre en place ces mesures avant l’apparition de symptômes marqués, améliorant ainsi nettement le pronostic à long terme.

Cystite idiopathique féline et syndrome urologique félin SUF

Chez le chat, une grande partie des troubles urinaires bas (dysurie, hématurie, pollakiurie) relève de la cystite idiopathique féline, intégrée dans le syndrome urologique félin (SUF). Il s’agit d’une inflammation de la vessie sans cause bactérienne mise en évidence, souvent liée à des facteurs de stress, une alimentation inadaptée et une faible prise de boisson. Les chats concernés vont fréquemment à la litière, émettent de petites quantités d’urine parfois teintée de sang, miaulent en urinant et peuvent uriner en dehors du bac. Chez le mâle, l’inflammation et la formation de bouchons muqueux ou cristallins peuvent conduire à une obstruction complète de l’urètre, urgence vitale nécessitant une intervention immédiate.

Le diagnostic repose sur l’analyse d’urine, l’imagerie (radiographie, échographie) et l’exclusion d’autres causes comme les calculs ou les tumeurs. Le traitement aigu vise à soulager la douleur, réduire l’inflammation et, en cas d’obstruction, rétablir le flux urinaire sous anesthésie. À long terme, la gestion du SUF repose sur une approche globale : augmentation de la consommation d’eau (alimentation humide, fontaines à eau), régime spécifique pour la santé urinaire, enrichissement de l’environnement, gestion du stress (multiplication des litières, zones de repos en hauteur, routine stable). Cette approche multimodale réduit significativement le risque de récidives.

Calculs urinaires : struvites et oxalates de calcium

Les calculs urinaires, ou urolithiases, se forment lorsque des minéraux précipitent dans les voies urinaires pour constituer des cristaux puis des concrétions plus ou moins volumineuses. Chez le chien et le chat, les types les plus fréquents sont les struvites (phosphate ammoniaco-magnésien) et les oxalates de calcium. Les struvites sont souvent associés à des infections urinaires chez le chien, tandis que chez le chat, ils peuvent apparaître dans un contexte de déséquilibre alimentaire ou de pH urinaire inadapté. Les oxalates de calcium, eux, ne se dissolvent pas par l’alimentation et nécessitent le plus souvent une intervention chirurgicale ou endoscopique.

Cliniquement, les calculs provoquent des signes de cystite (douleurs, hématurie, efforts pour uriner) et, lorsqu’ils obstruent l’urètre, une rétention d’urine qui représente une urgence. Le diagnostic s’appuie sur l’analyse d’urine, la radiographie (la plupart des calculs sont radio-opaques) et l’échographie. Le traitement des calculs de struvite repose souvent sur un régime diététique spécifique visant à acidifier l’urine et à dissoudre progressivement les concrétions, associé au traitement de l’infection sous-jacente si présente. Pour les oxalates de calcium, l’extraction mécanique est nécessaire, suivie d’une alimentation adaptée pour limiter les récidives. Dans tous les cas, encourager l’animal à boire davantage reste un pilier de la prévention.

Pyélonéphrite bactérienne et infections urinaires récidivantes

La pyélonéphrite correspond à une infection bactérienne des reins, souvent secondaire à une infection du bas appareil urinaire qui remonte par les uretères. Elle peut toucher le chien comme le chat et se manifeste par de la fièvre, de l’abattement, des douleurs lombaires, parfois associées à des signes de cystite (dysurie, hématurie). Certaines pyélonéphrites évoluent de manière subaiguë ou chronique, contribuant à détériorer progressivement la fonction rénale. Les infections urinaires récidivantes, quant à elles, sont souvent le signe d’un facteur prédisposant : malformation, calculs, diabète, incontinence, tumeur ou hygiène insuffisante.

Le diagnostic repose sur un examen d’urine complet (bandelette, sédiment, densité), complété par une culture bactérienne avec antibiogramme idéalement réalisée sur un prélèvement par cystocentèse. L’échographie permet d’évaluer la structure des reins et de rechercher des anomalies associées. Le traitement de la pyélonéphrite nécessite une antibiothérapie prolongée, souvent de 4 à 6 semaines, adaptée à l’agent identifié, ainsi qu’un suivi clinique et biologique. En cas d’infections urinaires récidivantes, il est essentiel d’identifier et de corriger la cause sous-jacente autant que possible, plutôt que de multiplier les traitements antibiotiques au hasard. Une approche raisonnée contribue à préserver l’efficacité des antibiotiques et la santé urinaire à long terme de votre compagnon.

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